1er rassemblement des animateurs

Le WE du 19-20 août 2017 à Lyon a eu lieu le premier rassemblement des animateurs chant pour tous !

Venus de Paris, Marseille, Montpellier, Bruxelles, Liège, Rouen, Crest et Lyon, on était douze à avoir pu participer à ce premier WE. La plupart ne se connaissaient pas encore. On a improvisé, partagé des jeux et exercices, échangé sur nos expériences, questionnements, projets, on s’est fait des câlins, on a ri, bu et mangé ensemble, et on est reparti ravi, inspiré et super motivé pour la suite !

On a voulu filmer une de nos séances d’impro sur la passerelle Masaryk (où on a pris cette photo – cliquez ici pour la voir en plus grand sur FB) pour partager quelques extraits vidéos avec vous tous, mais le vent soufflait très fort et l’enregistrement audio est malheureusement inécoutable… ce sera partie remise pour l’année prochaine, on refera des rassemblements similaires au moins une fois par an. En attendant, tous ces merveilleux animateurs (et tous ceux qui n’ont pas pu venir cette fois) vont continuer à proposer des chants pour tous dans leurs régions respectives, l’aventure continue !

Qui gouverne chant pour tous, comment fonctionne le mouvement ?

De mon point de vue, un chant pour tous est un jeu (ou un sport si vous préférez). Comme tout jeu, il est régi par des règles et ces règles sont les fameux 4 accords.
Ensuite, il y a des gens qui jouent à ce jeu… certains en invitent d’autres à jouer, certains jouent le rôle de maître du jeu, certains s’impliquent de différentes manières dans le jeu, jouent pour différentes raison, certains se rassemblent en communauté et d’autres non, certains suivent les règles et d’autres non, certains créent des sites internet, des pages Facebook ou des chaînes YouTube autour du jeu, certains ont font leur passion et d’autres sont des joueurs du dimanche.
Et voilà !

Il n’y a donc pas de leader, pas d’association, pas de ligue officielle, ni aucune structure qui centralise officiellement quoi que ce soit. Même ce site, bien qu’il soit actuellement utilisé par la majorité des animateurs et de nombreux participants, n’est qu’un outil mis à disposition par une équipe restreinte de passionnés qui en a la totale responsabilité. Si un autre site similaire voyait le jour, personne ne leur ferait un procès. Toute personne est entièrement libre de fonctionner comme elle le souhaite, seule ou en équipe, en ayant tout pouvoir sur ce qu’elle a elle-même initié.

Pour ma part, je suis un joueur investi à différents niveaux :

  • J’organise et anime des chants pour tous.
  • Je prends des initiatives au service de ma vision du mouvement, par exemple en collectant des fonds pour faire créer et imprimer des affiches que je partagerai ensuite à d’autres animateurs, ou en publiant des vidéos de mes chants pour tous sur ma chaîne YouTube « Chant Pour Tous Lyon », ou encore en écrivant des articles sur ce site.
  • Je m’associe également à certains autres animateurs pour des projets collectifs, comme la création et la gestion de ce site, des chants pour tous co-animés, ou encore des rassemblements d’animateurs. Pour certains de ces projets je sollicite tous les animateurs que je connais (comme pour un rassemblement), tandis que pour d’autres je choisis les personnes avec lesquelles je souhaite coopérer.
  • Je vais parfois à des chants pour tous organisés et animés par d’autres, j’y suis parfois discret, parfois je m’y exprime beaucoup plus.

Tout ça, n’importe qui peut donc le faire ! Après ce serait mentir de dire que je n’ai pas un rôle particulier dans le mouvement… jusqu’à récemment, ce rôle n’était pas clair pour moi. Je me reconnais maintenant comme « personne source » (vous pouvez en savoir plus sur la notion de personne source en regardant cette vidéo). La personne source d’un projet est là pour « alimenter le feu » et pour « définir les prochains grands pas stratégiques »… sauf que le mouvement a été conçu pour ne plus avoir besoin de « grands pas stratégiques » depuis les 4 accords. Tel que je le vois, le mouvement fonctionne en cellules, chaque animateur étant lui-même la personne source de sa cellule. Chaque cellule progresse et évolue par elle-même, et chaque joueur joue exactement comme il aime le faire, en n’offrant ni plus ni moins que ce qu’il veut offrir. Quant aux 4 accords, si un jour ils devenaient un cadre trop petit pour que le jeu continue de s’y déployer, je suis tout à fait ouvert à les remettre en question !

Bon jeu à toutes et à tous !

Lire aussi :
• L’histoire de chant pour tous
• Devenir animateur chant pour tous
• Nous sommes loins d’avoir tout vu

Devenir animateur chant pour tous

Vous avez envie d’animer un chant pour tous ? Bienvenue, allez-y !

Il n’y a aucun pré-requis. Vous n’avez pas besoin d’être un « bon chanteur », un « bon improvisateur » ou un « bon animateur »… seulement d’avoir l’élan de le faire. Vous n’avez pas non plus besoin de demander la permission ou de rendre des comptes à qui que ce soit, le concept chant pour tous n’appartenant à personne.

Vous pouvez si vous le souhaitez utiliser pour votre communication des articles ou extraits d’articles mis à disposition sur ce site, des vidéos disponibles sur YouTube, et même le logo de chant pour tous, tout ça est en libre service.

De la même manière, vous pouvez publier vos événements et articles sur ce site. Par défaut ils seront soumis à modération, mais il vous suffit de le demander pour obtenir les droits de publication directe. Il est aussi possible de créer une nouvelle newsletter pour votre ville, ou encore de figurer dans la liste des animateurs réguliers.

Si vous êtes en quête d’idées ou d’inspiration, vous pouvez notamment lire les articles suivants :

Vous pouvez également contacter un animateur (qui vous orientera éventuellement vers un autre animateur plus disponible) pour poser des questions, demander du soutien ou échanger vos expériences.

Rien n’est demandé en retour aux animateurs, à part de suivre les 4 accords de chant pour tous ; votre événement ne doit même pas nécessairement s’appeler « chant pour tous »… Certains animateurs souhaitent travailler en équipe et se rassemblent autour de projets communs, d’autres préfèrent oeuvrer en solitaire. Il est donc possible qu’on vous contacte pour vous proposer des choses, tout comme vous pouvez contacter d’autres animateurs pour leur proposer des choses, mais il n’y a aucune obligation de participer à quoi que ce soit !

Lire aussi :
• Qui gouverne chant pour tous, comment fonctionne le mouvement ?
• Nous sommes loins d’avoir tout vu
• L’histoire de chant pour tous

Liste des animateurs réguliers

Voici une petite liste (qui on l’espère deviendra grande) de personnes animant régulièrement des chants pour tous.

Cette liste n’est pas du tout exhaustive, les personnes n’y étant ajoutées que si elles le demandent.

Pour tous ceux qui souhaitent devenir animateur chant pour tous… bienvenue !

LIEGE

LYON

MONTPELLIER

NANTES

PARIS

ROUEN

Guide pour organiser un chant pour tous

L’un des buts de chant pour tous est de se répandre le plus largement possible. Pour ça il faut avant tout que des gens qui aiment le concept franchissent le pas d’organiser et/ou d’animer leur propre chant pour tous. A l’heure où j’écris ces lignes, nous sommes encore peu nombreux à animer… j’en connais pourtant plus d’un qui aimerait qu’il y ait des chants pour tous dans sa ville ou son village, ou même qu’il y en ait davantage à Lyon ou partout où nous sommes déjà installés. Mais j’entends souvent ces gens-là dire qu’ils ne se sentent pas capables ou pas prêts. Voici donc un « guide » qui les aidera, je l’espère, à réaliser que tout comme pour diriger une CircleSong ou participer à une improvisation collective, il suffit de surmonter ses peurs, se lancer, et le reste suivra !

Etape n°1 : Réaliser qu’il n’est pas nécessaire de s’appeler Bobby McFerrin pour animer un chant pour tous

Vous n’avez pas une grande expérience du chant improvisé, voire presque pas ? Vous n’avez jamais animé un échauffement vocal, jamais dirigé une CircleSong ou jamais encadré un groupe ? Peu importe. Les gens ne viennent pas à un chant pour tous pour écouter vos magnifiques improvisations, sinon ils iraient à un concert ; ils viennent pour chanter, tout ce dont ils ont besoin est que vous leur fournissiez le lieu et le cadre pour pouvoir se lâcher. Un chant pour tous n’est pas un atelier, l’animateur n’a pas besoin d’enseigner ou de transmettre quoi que ce soit, il sert simplement de médiateur. Ne pas être sûr de soi peut même avoir des avantages ! Si votre voix fait rêver tout le monde, vous placerez la barre très haute et les gens hésiteront peut-être à passer après vous car ils auront peur de ne pas faire aussi bien. Tandis que si l’animateur lui-même a un peu peur et ose « se tromper », les novices se sentiront plus proches de lui et verront qu’ils n’ont aucun complexe à avoir. Si vous avez déjà participé à un chant pour tous, vous avez probablement compris que le premier but n’est pas de faire des improvisations artistiquement accomplies, mais d’oser créer et chanter ensemble, tel qu’on est, sans exigence ni jugement ; la même chose s’applique à l’animateur. Alors si vous en avez envie, mettez de côté votre perfectionnisme et votre peur de l’échec de côté, et allez-y !

Etape n°2 : Trouver un lieu

La seule et unique chose matérielle dont vous avez besoin est un lieu adapté. Ce lieu doit être mis à disposition gratuitement pour ne pas avoir à faire payer qui que ce soit (à moins que vous ne soyez prêt à payer de votre poche pour offrir un bel espace, mais tout le monde ne peut pas se le permettre), relativement silencieux pour pouvoir chanter dans les meilleures conditions, isolé pour ne pas déranger le voisinage, assez grand pour accueillir au moins une dizaine de personnes, et accessible pour ne pas que la distance décourage trop de participants.. Réunir ces cinq conditions n’est malheureusement pas toujours facile.

  • Un espace privé peut être une solution très pratique, si vous connaissez quelqu’un qui possède par exemple un grand salon et qui accepterait de le prêter.
  • Un espace culturel ou associatif offre souvent les meilleurs lieux, généralement spacieux et bien situés. Le problème est de trouver une structure qui accepte de prêter ses locaux gratuitement. Une MJC, un bar associatif ou une école artistique sont des exemples de structures susceptibles d’accueillir volontiers un chant pour tous. Si l’événement est un succès, il se peut même qu’on vous y accueille régulièrement par la suite. Si vous démarchez ce genre de structure, veillez bien à discuter en long et en large avec le responsable de tous les détails nécessaires, de façon à éviter tout malentendu par la suite. Montrez que vous ferez très attention aux limites éventuelles du nombre de participants, aux horaires, à la propreté, etc.
  • Un espace public, par exemple en extérieur durant la la belle saison, peut également offrir un cadre formidable, à condition d’être assez accessible et silencieux. Attention aux bruits de circulation ou toute autre nuisance sonore qui peuvent complètement ruiner l’écoute nécessaire au bon déroulement d’un chant pour tous. Un bon lieu public devrait soit avoir une bonne acoustique naturelle (par exemple sous une arche ou encadrés de murs réfléchissant le son), soit être complètement silencieux (éviter absolument tout trafic de voitures, trop grande affluence de promeneurs, feuillages particulièrement animés par le vent, etc). La question de la météo est également à prendre en compte, en prévoyant par exemple un plan B pour le lieu ou pour la date, et en prévenant bien tout le monde.

Etape n°3 : Caler une date

Si vous organisez le chant pour tous en partenariat avec une MJC ou autre espace culturel, vous n’aurez pas forcément le choix de la date et de l’horaire, mais si vous l’avez, faites attention aux points suivants. Evitez évidemment les journées en semaine ; à priori pas avant 19h si vous faites un chant pour tous en semaine, voire plutôt 20h-21h. En règle général, il me semble que les gens se déplacent plus difficilement avant 20h30. Le vendredi soir ou samedi soir est un bon créneau, à condition qu’il n’y a pas trop d’autres évènements alléchants en même temps. Le samedi ou le dimanche matin ou après-midi peuvent aussi fonctionner.

Surtout, ne prévoyez pas une date trop proche. Si vous vous y prenez moins de trois semaines à l’avance, il est fort possible que beaucoup de gens aient déjà prévu quelque chose ce jour-là.

Ne vous prenez pas trop la tête non plus… plusieurs organisateurs de spectaclem’ont dit qu’ils n’avaient jamais vraiment trouvé de logique au fait que les gens se déplacent en beaucoup plus grand nombre certains soirs plutôt que d’autres.

Etape n°4 : Communiquer

Le lieu est trouvé, la date est calée, il ne reste plus qu’à communiquer l’information le plus largement possible, et c’est ça qui déterminera le plus l’affluence. Pas trop tôt (ça ne servira pas à grand chose si vous communiquez six mois à l’avance) ni trop tard (pas moins de trois semaines pour la première vague, plutôt un mois ou un mois et demi). Pas besoin de vous casser la tête à faire une belle affiche ou trouver une accroche originale, ce qui compte c’est que les infos essentielles soient là : le lieu, l’adresse, la date, l’heure (un conseil important au passage, annoncez toujours 20h30 si vous voulez que les gens soient là pour 21h00), un mail ou un téléphone pour vous contacter si besoin, une phrase ou deux pour que les gens aient au moins une vague idée de ce dont il s’agit, et éventuellement un lien internet pour en savoir plus.

Le site chant pour tous est là pour vous aider à communiquer, dans le menu en haut à droite, en étant connecté à votre compte vous pouvez facilement créer un événement ! L’événement sera d’abord soumis à modération si c’est votre première fois, puis sera publié rapidement. Vous pourrez ensuite le modifier si besoin, y gérer les réservations si vous choisissez d’utiliser le système intégré au site (qui permet aux utilisateurs de réserver en un clic et qui vous permet facilement d’éditer une liste d’inscrits, d’ajouter ou supprimer des inscriptions et d’envoyer des messages à tout le monde par exemple en cas d’imprévu), faire connaître votre initiative à toute la communauté et centraliser vos informations sur un site référencé qui aidera vos futurs participants à comprendre de quoi il s’agit. Vous pourrez également recevoir de l’aide des animateurs aguerris, des conseils, utiliser le logo et les vidéos dans votre communication privée, etc.

Puis communiquez aussi largement que possible, par mail (n’ayez pas peur du spam, il vous suffit d’indiquer aux gens qu’ils n’ont qu’à vous le signaler s’ils ne veulent plus recevoir votre com par rapport à ce sujet), par bouche à oreille, sur Facebook si vous l’utilisez, etc. Et si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté, n’ayez surtout pas peur de renvoyer l’info tous les deux ou trois jours, c’est souvent comme ça que ça marche.

Etape n°5 : Ne pas avoir d’attente particulière

Le jour J, soyez aussi ouvert que possible à l’imprévu ! Peut-être que plein de gens vont annuler, que vous allez vous retrouver à 7 ou 8 alors que vous en attendiez 20, peut-être que l’ambiance va être très calme et posée alors que vous espériez quelque chose de fun et dynamique, ou au contraire peut-être les gens vont-ils délirer et partir dans tous les sens alors que vous vouliez qu’ils soient concentrés et attentifs. Ce ne sera un problème que si vous avez des attentes et que vous vous y accrochez. On ne peut jamais prévoir à quoi va ressembler un chant pour tous ou une improvisation collective, et tant mieux !

Conseils en vrac

  • Vous avez très envie d’organiser l’événement mais l’animation vous fait vraiment trop peur ? Contactez un ou plusieurs animateurs réguliers et demandez-leur s’ils seraient disponibles et sous quelles conditions. Certains peuvent avoir des préférences (peut-être un certain nombre de personnes minimum, un lieu pas trop loin de chez eux, etc), mais ils ont tous pour point commun la passion du chant et du partage et ils préfèrent généralement chanter et animer que chercher un lieu et communiquer via internet, ils seront donc souvent ravis que quelqu’un leur propose d’organiser un événement et de leur confier l’animation. Attendez-vous juste à ce qu’ils vous disent que la prochaine fois ce serait génial que vous animiez vous-même !
  • Si vous animez, appropriez-vous l’animation ! Chant pour tous n’a que quatre « règles », il faut que l’évènement soit gratuit, ouvert à tous, entièrement improvisé et entièrement vocal et corporel. En dehors de ça, vous pouvez faire absolument ce que vous voulez ! Vous pouvez organiser un évènement précisément structuré par différentes étapes, jeux et formes successives, empruntés ou inventés, tout comme vous pouvez opter pour un format extrêmement minimaliste, par exemple en exposant les quatre accords avant d’annoncer « et maintenant on improvise ! », assis par terre en buvant de la bière. Ou bien vous pouvez demander leurs envies aux participants et créer le déroulement avec eux. Tout est possible, n’hésitez pas à expérimenter !
  • Soyez bienveillant ! A mon avis toute critique est à éviter, les gens se lâcheront beaucoup plus facilement s’ils se sentent accueillis et soutenus. Encouragez-les, souriez-leur, montrez-leur que vous êtes de leur côté.
  • Allez-y doucement avec les appréciations, même positives… ça se discute mais pour moi un chant pour tous n’est pas un atelier d’apprentissage ; les gens ne sont pas forcément là pour apprendre et ne recherchent pas forcément le même résultat, sans parler du fait que certaines personnes ont tellement de mal à lâcher-prise que la moindre évocation qualitative stimule leur propre auto-jugement. Un commentaire comme « c’était vraiment beau » ou « super improvisation » implique qu’il puisse y avoir quelque chose de « moche » ou de « nul ». Or j’ai l’impression que la peur de « se tromper » ou de « mal faire » est le plus gros obstacle à la créativité et au partage…  Et même sans ça, objectivement il n’existe rien de « moche » ou de « nul », il n’y a que des choses qu’on aime et des choses qu’on n’aime pas, ce sont des préférences ; même les choses mesurables comme être en rythme ou chanter juste restent des préférences, personnellement je préfère que quelqu’un chante faux plutôt qu’il ne chante pas.
  • Si jamais le chant pour tous a lieu par exemple dans un appartement en mode « relax », il est généralement utile de fixer un accord de groupe qui veille à ce que les conversations ne prennent pas le pas sur le chant, par exemple en prévoyant une pièce pour le chant et une autre pièce pour discuter, ou bien en demandant que les conversations s’arrêtent dès que quelqu’un se met à chanter.
  • Si vous faites un échauffement, ne vous prenez pas la tête, il s’agit surtout d’un « rituel de transition » et l’impact sur la voix est souvent plus psychologique qu’autre chose. Si vous manquez d’idées vous pouvez commencer par préparer le corps avec par exemple des étirements ou de la relaxation, puis échauffer la voix avec des sirènes en « brrr », des phrases improvisées en question/réponse, etc…
  • Si vous avez peur de faire votre première CircleSong (c’est presque toujours mon cas), rappelez-vous qu’étrangement, cela fonctionne 99% du temps ! Si vous n’avez pas l’habitude, faites juste attention à bien marquer la pulsation, par exemple en la faisant frapper avec les pieds par tout le monde, ou indiquez clairement le rythme d’une manière ou d’une autre, le manque de référence rythmique étant la seule chose qui fait parfois qu’une CircleSong ne tourne pas comme on l’aurait souhaité.
  • Si vous n’êtes pas content de votre première CircleSong, n’hésitez pas à enchaîner avec une deuxième avant de passer la main !
  • Si vous passez la main , inutile de se lancer dans de grandes explications sur comment diriger une CircleSong, quelques mots suffisent, parfois je me contente même de dire « à votre tour »… il y a toujours un silence particulier à ce moment-là ! Ne pas paniquer, ni avoir peur du silence, il y a toujours quelqu’un qui finit par se décider. Si ce n’est pas le cas, il suffit généralement de quelques encouragements. Il peut par exemple être utile de dire aux gens qu’on a surtout peur avant de se lancer, mais que c’est génial dès qu’on y est (ce qui est vrai dans le grande majorité des cas). C’est extrêmement rare qu’une CircleSong se passe d’une manière qui crée de la déception, même avec les grands débutants, mais si c’est le cas, ne pas hésiter à rejoindre le leader pour le rassurer et « recaler » ce qui cloche. La plupart du temps il n’y a rien de particulier à faire ou à dire, tout se passe naturellement bien.
  • Si vous faites faire des improvisations collectives entièrement libres, évitez les groupes trop nombreux (à partir de 6 c’est beaucoup plus dur de s’écouter) et les improvisations trop longues (souvent, si ça se passe bien et qu’on n’a pas parlé de durée, les improvisateurs perdent la notion du temps et peuvent facilement improviser plus 10 minutes, ce qui peut être très long pour certains spectateurs qui meurent d’envie de se lancer à leur tour).
  • Si vous faites une improvisation libre en grand groupe, démarrez à quelques-uns et invitez les autres à vous rejoindre un par un (pas trop « en bloc »). Quand le groupe est nombreux, l’impro passe quasiment toujours par une phase assez étrange où on ne comprend plus grand chose… mais si on s’accroche assez longtemps, les gens finissent presque toujours par s’écouter et essayer de chanter ensemble, souvent pour finir en beauté. Il peut tout de même être utile de dire avant l’impro qu’à partir d’une dizaine de chanteurs, si tout le monde chante une partie différente, ce sera très chargé, et qu’il est préférable de se rejoindre en choeur ou en harmonie sur les parties qui nous plaisent le plus.
  • Enfin, essayez surtout de ne pas vous mettre la pression et rappelez-vous pourquoi vous faites ça, reliez-vous à votre plaisir de chanter, à votre envie de partage, tout part de là et on l’oublie trop souvent !

Et si ce guide ne vous suffit pas et que vous avez envie de vous lancer mais que vous avez besoin de soutien, n’hésitez pas à me contacter.