Mon premier chant pour tous organisé par moi-même

Bonjour,

Je suis Océanne, après 8 ans de coupure complète avec la musique je me souviens que celle-ci fait partie de moi et que je l’ai négligée pendant bien trop longtemps. Alors je me suis reprise en main et j’ai recherché des activités où exercer ma voix avec plaisir, en groupe et gratuitement. Quel bon lieu que le chant pour tous pour réunir mes besoins. Concrètement j’ai repris le chant début aout 2017 avec les événements réguliers du parc Blandan à Lyon. Puis Claire nous annonce qu’elle part en vacances et qu’il n’y aura plus d’événements réguliers. J’étais bien parti pour les retrouver toutes les semaines ces belles personnes qui me permettaient de chanter. Alors après avoir discuté avec Gaël Aubrit, Nicolas, l’animateur de Rouen et mon for intérieur, j’ai décidé d’organiser le prochain événement en pensant que cela ne devait pas être si compliqué que cela. Et c’est justement parce que ça peut l’être que j’ai décidé de vous parler de mon expérience.

Rdv à 18h, c’est un peu tôt on commencera réellement à 18h30, le temps que tout le monde arrive tranquillement. On ne sera pas nombreuses, oui oui 7 filles, pas de garçon. Puisqu’on a une Polonaise avec nous je traduirais au fur et à mesure en anglais. Après avoir énoncé les accords du chant pour tous, on commencera par un tour de prénom, parlé, chanté puis chanté avec un geste. On enchaîne par des échauffements du corps. On se délasse, s’étire, baille… Je propose un premier échauffement vocal que j’ai fait répéter puis chacune de nous a proposé 4, 5 échauffements à tour de rôle.

On commence avec un circle song que j’ai dirigé pour montrer l’exemple. J’invite les filles à essayer, mais pour l’instant c’est trop compliqué. Alors on en fera plusieurs ensemble où chacune pourra rentrer dans le cercle et proposer une boucle de chant à qui veut afin de chanter tous ensemble avec cette formule. Y’a de belles harmonies, une bonne ambiance, tout le monde est ravie. On continue avec des improvisations cumulatives, on passe un bon moment aussi, mais on n’arrive pas bien à garder le rythme. C’est assez bancal, mais on s’amuse bien.

Il est 19h30, arrivent deux nouvelles femmes dans le cercle. On coupe la dernière improvisation cumulative. Je leur explique rapidement les accords, on refait un tour de prénoms on est 8 à présent. Alors je propose de repasser sur la formule circle song pour que les nouvelles se sentent un peu plus à l’aise avec le principe de nos retrouvailles. J’étais loin de m’imaginer que la session de chant puisse changer d’ambiance aussi vite. Je ne sais pas trop comment vous narrer cela. Je vais essayer d’être concise, et détachée de la situation au maximum.

Concrètement sur les deux nouvelles une n’a jamais fait de chant, l’autre si. La première exprime que c’est assez difficile de répéter les boucles et de gérer son souffle. Je lui explique que cela s’apprend avec du temps et lui conseille de mettre une main sur son ventre pour l’aider à gérer son air. Je la rassure en lui disant qu’elle fait ce qu’elle peut, que le but du jeu est de se faire plaisir. La seconde dit que c’est difficile de chanter ainsi sans s’être échauffé et que c’est violent pour sa voix. Je comprend, lui propose de faire une pause ou de s’échauffer seule plus loin.

Puis on refait un circle song commun, qui je dois l’avouer était plus que bancal. Alors les deux dernières reprennent la parole se plaignant de la difficulté, de ne pas vraiment chanter, de se blesser ce faisant, de ne pas prendre de plaisir. Je leur dis qu’elles peuvent se reposer si elles le souhaitent, que cela fait plus d’une heure que la session a commencé et que je ne peux recommencer des exercices d’échauffements à chaque nouvel arrivant. Enfin celle qui avait déjà fait du chant avoue s’être attendu à une session ressemblant plus à de la chorale avec de vrais chants, de vraies paroles. Je m’excuse et leur explique qu’on n’est pas là pour ça du tout… Puis elles me disent qu’elles veulent chanter, mais pas ce qu’on fait. Alors je leur propose de faire un circle song qu’elles dirigeraient en pensant que comme ça ce serait forcément un cercle qu’elles apprécieraient entendre et chanter. Mais elles n’ont pas vraiment d’idée, ne savent pas comment exprimer leur envie. Alors par simplicité et pas mal d’énervement, elles se retirent de leur propre chef et vont papoter un peu plus loin.

L’ambiance de groupe avait complètement disparu. Pour la retrouver, on essaye plusieurs choses, une improvisation de groupe. Ca sonne bien, mais on a pas le même plaisir. On réessaye un cercle en commun, ça tourne bien, on commence à retrouver le sourire. Pour pallier à la bancalité des rythmes je leur propose un improvisation cumulative avec une thématique: chant birman, d’église, quelque chose avec des sons très longs, très harmonieux, peu de consonnes. On a vraiment produit quelque chose de magnifique ensemble à ce moment-là et l’ambiance a été retrouvée.

20h La nuit est tombée, le vent nous refroidit, les premières arrivées ont commencé à partir au compte-goutte et comme il n’y avait pas beaucoup de gouttes je me suis très rapidement retrouvée avec la Polonaise qui attendait des amies et les deux femmes. L’événement devait durer encore deux heures. J’attendais des copains finissant le travail tard, mais ils ne sont jamais arrivés. Une fois seules avec ces dames nous sommes revenues sur ce qui s’était passé. Je n’avais pas envie qu’elle se fasse une mauvaise idée du mouvement, puis envie de comprendre ce qu’elle recherchait réellement puisqu’elle n’avait pas réussi à l’exprimer. J’ai ainsi réussi à comprendre qu’elles s’attendaient davantage à une chorale, qu’à un cercle d’improvisation. Elles pensaient qu’on pouvait arriver n’importe quand et que cela ne posait pas de problème. En effet, cela habituellement n’en pose pas. C’est le fait qu’elles avaient dans l’idée qu’on recommence la session de zéro à chaque arrivée qui a provoqué cela. Je ne voulais pas l’imposer aux premières venues. Elles pensaient aussi que j’organisais des chants pour tous depuis longtemps et que je débordais d’idées de jeux vocaux, de chansons à apprendre facilement. Alors je leur explique que je refais du chant tout juste depuis un mois que c’est la première fois que je faisais cela à cette place-là. Elles avouent avoir apprécié entendre la session avec thématique, qu’elles auraient bien aimé en refaire une avec nous, mais qu’elles n’ont pas osé revenir. Bref une fois que chacune a dit à l’autre ce qu’elle avait imaginé, ce qu’elle avait compris nous acceptâmes que ce qui s’était passé fût un beau quiproquo. Nous sommes reparties avec remerciements, paix et excuses dans le coeur. Elles ont apprécié que je revienne discuter de tout cela avec elle. J’ai apprécié comprendre ce qu’elles voulaient faire, ce à quoi elles s’attendaient. Et surtout j’avais besoin d’entendre que tout cela ne venait pas de moi et que j’ai fait au mieux dans la situation.

Tout ça pour vous dire que ce n’est pas si simple que cela de savoir gérer un groupe, qu’il est parfois préférable de temporiser avant de s’expliquer avec une personne; qu’il est toujours utile de revenir sur un conflit avec un peu de recul, de la patience et de la bienveillance. Que sur un tel conflit il est nécessaire de comprendre quelles sont les attentes de la personne, de tâcher d’y répondre, mais si ce n’est pas possible lui expliquer pourquoi. Personnellement j’en retire un bel apprentissage. J’ai passé une soirée nuancée entre merveilleuses osmoses, stress incompréhension, désagrément pour revenir à une sensation plus sereine, plus saine. Cela m’a légèrement refroidie. J’ai mis plusieurs jours à me convaincre d’organiser une nouvelle tentative, un nouveau rdv. Et j’ai réussi parce que j’ai vraiment envie de chanter. C’était il y a 5 jours, mon prochain est programmé dans 15 jours histoire de me laisser le temps de revenir sans appréhension. Je ne vous souhaite pas de vivre cela à votre premier événement. J’ai discuté avec Gaël Aubrit, qui m’a dit qu’il n’avait jamais eu de tel rapport, y’a donc peu de chances que ça vous arrive.

9 commentaires sur “Mon premier chant pour tous organisé par moi-même

  1. Merci de partager cette expérience ! On a déjà bien échangé au tél, mais encore une fois je suis navré que cette première fois ait été rude (même si la magie chantpourtoussienne semble avoir aussi bien opéré)… effectivement je n’ai pas vécu ce cas de figure, mais je crois qu’on n’est jamais à l’abri de ce genre d’imprévu et en l’occurrence j’aime bien comment tu as géré la situation. Heureux aussi que tu te motives aussi vite à ranimer !!

    1. J’ai fait partie des quelques gouttes et c’était aussi pour moi la première fois que j’ai eu du ressenti peu agréable à un chant pour tous.
      Je me suis rendue compte que ce n’était vraiment pas facile d’animer…
      J’apprecie que tu nous partages ton ressenti, c’est intéressant de lire le récit d’un événement qu’on a vécu raconté par une autre personne ^^.

      Je plussoie sur la difficulté à garder un rythme commun…

      Merci pour ta présence en tout cas :).
      Biz
      Gwen

    2. Bonjour,
      j’étais à Blandan cet été pour mes 1ères approches de la formule, puis avec Océanne et Gwen lors de l’évènement relaté..
      Et enfin ce 21/09/17 à la MJC avec un grannnnnnnnnnnnnnnnnd cercle. Divers moments, diverses ambiances, divers publics, divers univers sonores…

      Pour moi, après observations de ces dits « chants pour tous », je me pose plein de questions :
      * Celle du rythme évoqué par Océanne. Certains lancent une ébauche vocale sans support rythmique clair : il est assez difficile ensuite de s’y retrouver quand on a à répéter un fragment sans repères rythmiques clairs (en tout cas pour moi qui n’ai pas « le rythme dans la peau ») et de nombreux décalages rythmiques se créent.

      * Je préfère l’intitulé « circle songs » à celui de « chant pour tous », car ce dernier me paraît prêter à confusion et le malentendu relaté par Océanne en est l’illustration, « chant » étant souvent associé à des mouvements musicaux « académiques »… Il me semble en outre que le « pour tous » est un peu abusif car il laisse entendre que tout un chacun, lambda peut s’y lancer en toute bonne volonté… Or je remarque que les personnes se lançant au centre du cercle et produisant des improvisations originales, modulées, rythmées, riches de variations sur un thème et qui « sonnent »… (le plaisir est alors total et partagé par l’improvisateur et son choeur) ont souvent un (long ?) passé de « musico » chevillé au corps (sens du rythme,oreille musicale, attention à l’autre et perception de l’ensemble, capacité à gérer la distribution des différents fragments et la bonne harmonisation de tous, sans compter un nécessaire talent de chef d’orchestre ! Ce qui n’est pas à la portée de « tous ».
      PS : Et la gestion d’un groupe ne tient pas au hasard des bonnes volontés réunies, c’est une compétence qui s’apprend (eh oui il y a des « phénomènes de groupe pas piqués des hannetons » bien répertoriés dans les ouvrages). Océanne, je te rassure : on peut rencontrer des moments de « grande solitude » bien pires que ce qui s’est passé ce soir-là !

      (J’ai pratiqué il y a longtemps le « chant spontané » qui diffère sur plusieurs points mais a en commun de pratiquer une improvisation vocale seul ou à plusieurs).
      Ravie d’avoir pu découvrir cette nouvelle pratique et ravie d’entendre ce qui s’est passé à la MJC dans un groupe de cette ampleur. Ravie aussi d’avoir participé avec Océanne à un tout petit groupe dans lequel il a été plus facile (pour moi) d’expérimenter la position d’improvisation…Je n’ai sans doute pas d’assez grandes oreilles pour saisir le TOUT et pouvoir -en plus- m’en abstraire pour ajouter une voix en surfant sur les autres !
      françoise

      1. Bonsoir Françoise !
        * En effet il me semble que le rythme est assez fondateur dans le chant improvisé (comme dans la musique en général) et que les incertitudes et décalages rythmiques peuvent souvent occasionner un manque de repère et de l’inconfort. Personnellement j’étais un grand « angoissé du rythme » pendant des années, j’étais mal à l’aise dès que les choses n’étaient pas rythmiquement stables… J’ai appris à me détendre avec ça, et maintenant je suis personnellement ravi quand les gens pour qui le rythme n’est pas le point fort se lancent malgré tout et donnent ce qu’ils ont à donner ! 🙂
        * Ton commentaire m’a donné envie d’écrire un article intitulé « Pourquoi j’appelle mes événements des chants pour tous plutôt que des circlesongs », afin de clarifier mes réponses à cette question qu’on m’a déjà posée plusieurs fois. Merci de m’avoir motivé ! L’article est presque fini et sera publié dans les jours qui viennent. Cependant je n’y réponds pas à tout ce que tu dis dans ton commentaire :
        – Je suis un peu surpris quand je lis que le mot « chant » est souvent associé à des mouvements musicaux « académiques », n’ayant jamais fait cette association ni entendue de quelqu’un autre. Merci de me faire savoir que cette association existe !
        – Concernant ta remarque sur le fait que le « pour tous » de chant pour tous te semble abusif, là aussi je suis un peu étonné et j’ai du mal à me relier à ton raisonnement. Oui, tout un chacun, lambda, peut s’y lancer en toute bonne volonté (s’il en a le courage) ! Et personnellement j’ai toujours une joie particulière à chanter la circlesong d’une personne pour qui c’est la première fois, quelle qu’en soit la qualité musicale. Après on est d’accord, un chanteur et/ou musicien expérimenté a normalement beaucoup plus de chances d’improviser une circlesong qui enchante tout le monde ! Et évidemment la musique demande un apprentissage. Mais chant pour tous ne s’appelle pas « Chant merveilleux et musicalement abouti pour tous »… ^^ ça s’appelle « chant » pour tous, chanter étant, j’imagine que tu es d’accord, à la portée de tous. Tiens ça me donne envie de citer comme souvent Marshall Rosenberg quand il dit « Toute chose qui mérite d’être faite mérite d’être faite même pauvrement » !
        – Il faudrait demander aux personnes concernées pour être sûr, mais personnellement je doute que le malentendu qui a eu lieu à l’occasion du chant pour tous d’Océanne ait été dû au nom de l’événement. En quatre ans et demi c’est la première fois (ou presque si ma mémoire me fait défaut) que j’entends parler d’une situation similaire. Je pense plutôt que les personnes concernées n’ont pas lu le descriptif de l’événement, et je manque d’info à ce sujet mais il est possible que ce soit en partie en lien avec la diffusion de l’événement via le site OVS (onvasortir.com). Je sais que ce site a été utilisé pour la première fois pour des chants pour tous cet été à Lyon, et notamment je crois par Océanne. Je ne connais pas OVS mais il est possible que certains de ses utilisateurs y soient moins attentifs aux descriptifs que sur nos réseaux de diffusion habituels (site, mail et FB), je ne sais pas…
        * Oui on appelle généralement « chant spontané » une « branche » du chant improvisé/spontané qui diffère effectivement sous plusieurs aspects de la branche « Bobby McFerrinienne » dont je suis une feuille ! ^^ Je serais curieux de savoir avec qui tu as pratiqué !
        * Je suis heureux que tu aies aimé ces expériences ! Et les oreilles ça peut pousser vite ! 🙂 Au plaisir de rechanter ensemble !

        1. Coucou tous les deux !

          A propos du rythme je tiens vraiment à dire qu’il n’est pas nécessaire pour savoir chanter. J’ai passé 15 ans de ma vie en écoles de musiques de plus ou moins haut niveau (10 ans en conservatoire). Souvent le rythme m’a posé problème lorsque qu’on m’imposait de le garder seule. Etant étrangère à cette notion, cela ne m’a cependant jamais empêcher de chanter. Bon j’avoue avoir arrêté parce qu’il commençait à vraiment m’empoisonner la vie. J’ai chanter un ternaire ou lieu d’un binaire à un examen de concours… Je voulais être prof de chant… J’ai évidemment loupé le concours et ça plus une multitude d’autres petites choses ont fait que je me suis orienté vers un « vrai métiers », comme disent les « grands ».

          Sinon je suis d’accord que aller au milieu et composer son cercle n’est pas « pour tous ». Et si on devait suivre ta logique ne serais pas pour moi, à cause de mes soucis rythmiques… Cependant à force d’écoute, de créativité, de travail et de courage il peut le devenir et je pense que c’est en cela que Gaël tient à l’appeler ainsi. Aller au milieu c’est offrir ses univers musicaux aux autres. Personnellement j’apprécie lancer une structure sans rythme parce que JE m’y sens à l’aise, et parce que je trouve que cela force encore plus l’écoute au sein du cercle. Pour moi la musique est avant tout un lieu d’écoute. Alors évidemment, ce n’est pas simple pour les chanteurs du cercle, c’est hésitant car on ne sait jamais réellement quand commence notre ligne de chant et ce n’est pas grave ! Ce n’est pas ce que je recherche en créant un cercle ainsi composé. Je cherche à faire passer mes émotions, et elles ne sortent que lorsque mon esprit est libéré de la contrainte rythme. Comme un ballon gonflé à l’hélium monte dans le ciel sous la seule condition qu’il ne soit relié ou bloqué par une structure. J’apprécie cette hésitation qui se transmet de boucle en boucle. Elle reflète parfaitement la mienne lorsque je dois rentrer dans un rythme. Elle n’empêche en rien de chanter. C’est encore plus compliqué pour moi de partir sur une rythmique, de composer sur quelque chose que je ne saisi pas. D’ailleurs j’ai tellement de mal avec ce fichu rythme que mes compositions rythmées ne ressemblent en général à rien. C’est plus que bancal. Je suis tellement préoccupé par celui-çi qu’il brise toute spontanéité d’improvisation soliste par dessus, les émotions ne passent plus. C’est un vrai soulagement quand je referme le cercle pour tout le monde. Enfin je n’ai actuellement aucun plaisir à créer un tel cercle. Si j’avais dû m’en tenir qu’à mes capacités en rythme jamais je n’aurai atteint ce niveau de chant, jamais nous nous serions rencontrés, et cet article ne serait jamais paru. Dommage non?

          Pour lever tout doute sur les éléments perturbateurs de cette session là. Je tiens à vous dire qu’en effet, elles n’avaient pas lu le descriptifs. Elles ont entendu parler de l’événement par une de leur amie, ce verbalement; ne ce sont inscrites nulle part. L’amie en question n’avais jamais fait de chant pour tous mais elle est arrivée à l’heure et s’est inclue dans le moule parfaitement. A la fin, quand je suis allée les voir et que nous avons discuté une bonne heure sur ce qui s’était passé là elles ont compris le principe du chant pour tous; compris que ce n’est pas ce qu’elles recherchaient, ni ce à quoi elles s’attendaient. OVS n’y est donc pour rien. Le risque qu’un tel désagrement se produise pour cette raison n’est pas absent et nous n’y pouvons rien. Par contre nous pouvons régler la situation par l’explication, les mots, la patience et l’écoute. Je n’en était pas capable à l’instant même du conflit, trop prises par diverses émotions qui affaiblissent l’écoute objective. Au final ma prise de recul à permis cette discussion et pour toutes trois à permis cette écoute objective nécessaire à la résolution de n’importe quel conflit.

      2. Bonjour Françoise,
        Merci pour ton commentaire qui suscite plein de réflexions chez moi et me donne des idées pour des petits articles à publier sur le site de chant pour tous !
        J’ai envie de répondre à la confusion que tu as vis-à-vis du nom de l’événement.
        Gaël a déjà soulevé le fait que ce qui est génial à chant pour tous c’est justement d’avoir des non-chanteurs qui s’essayent à la direction de circlesongs ou qui viennent ajouter leur voix aux improvisations collectives. On n’a tous commencé à marcher en titubant et en trébuchant, je vois un peu chant pour tous comme un espace ouvert où chacun peut se sentir libre de se lancer sur ces deux pieds, de se casser la gueule royalement et de recommencer, tout ça dans la bienveillance. Tout en sachant, qu’un chant pour tous accueille toujours aussi des personnes un peu plus expérimentées, de sorte qu’on aura toujours de belles impro limpides pour nourrir notre besoin de beauté !
        Pour ma part, j’aimerais insister sur le fait que le « tous » désigne essentiellement l’idée que tout le monde peut venir participer. Lorsque j’anime des chants pour tous, j’aime préciser dans la description de l’événement qu’absolument tout le monde est le bienvenu (adultes, enfants, salariés, chômeurs, athée, religieux, etc). Pour moi, le « tous » est essentiel pour communiquer l’idée que chant pour tous est un espace sans sélection aucune, dirigé au service du groupe et non de l’individu particulier.
        De plus, le « tous » permet d’ouvrir la porte à tous ceux qui ne souhaite pas s’investir dans le chant en prenant des cours ou en rejoignant un choeur (qui nécessite un certain investissement de temps). Par exemple, ma maman adore chanter mais n’a pas le temps de chanter régulièrement avec des gens. Pour elle, chant pour tous est une très bonne alternative, cela se passe le temps d’une soirée et elle vient alors pour qu’on la fasse chanter avant tout. Elle n’a jamais songé à « aller au milieu » pour diriger une circlesong, non pas parce qu’elle ne se sent pas légitime, mais parce ce qu’elle recherche c’est un moment de simplicité et de convivialité durant lequel elle chante avec des gens. Ne pas préciser le « tous » pourrait introduire de la confusion chez tous ces gens qui viennent à chant pour tous pour chanter avant tout, et non pour mener un groupe ou créer eux-mêmes des parties improvisées. Tout le monde n’a pas envie d’aller au milieu mais il est important pour moi d’inviter tout un chacun à se joindre au cercle.

  2. Salut Océane,
    Je tiens à te remercier pour ce partage d’expérience. C’est très inspirant pour moi de lire comment tu as géré la situation, je suis très admirative de ta capacité à avoir rebondi directement après la séance pour te mettre à l’écoute de ces personnes. Je suis désolée que ça te soit arrivé car je me souviens que mon premier chant pour tous en tant qu’animatrice avait été très stressant et que j’avais vraiment besoin de sentir que tout se passait bien. En même temps, je suis contente que cette expérience soit arrivée à quelqu’un et que ton partage puisse servir aux animateurs et futurs animateurs pour s’informer et prendre exemple! J’espère que ta deuxième expérience d’animatrice s’est bien passée ? En tout cas, je te souhaite de vivre plein de beaux moments pour la suite car chant pour tous est pour moi ce lieu extraordinaire de bienveillance et de plaisir où l’on peut être sûr d’y vivre quelque chose de fort et de beau !

    1. Salut, merci pour tes mots positifs. Le second que j’ai organisé a été merveilleux. Avec un peu plus de monde, des personnes ayant déjà participé à des stages de Gaël qui sont arrivées avec leurs influences, de la rythmique qui tenait la route. J’ai passé un merveilleux moment, je me suis amusé comme trop rarement.

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